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Campagne 2007 – Arnaud Montebourde et consorts
Le pitch.
Voilà nous y sommes. En plein cœur de campagne, coups bas, démagogie, effets d’annonces.
Les acteurs.
D’un côté Ségolène Royale partie en flèche récupère quelques pots cassés, période un peu creuse. Fin de semaine dernière, discours sur les agriculteurs, « cette France qui réussit ». Un peu surpris par cette remarque… Qu’elle dise cette France qui travaille, oui ! Mais là, problème, comment justifier des semaines de 60 heures et non de 35 et comment expliquer un subventionnement colossal (même s’il s’explique dans de nombreux cas).
Son porte-parole, interviewé par Michel Denisot, avait en gros une centaine de bons mots à faire à la question « quel est le plus gros défaut de Ségolène Royal », et bien non droit dans le mur « son mari ». Denisot bouche bée, Arnaud Montebourg un peu gêné « mais c’était pour faire un bon mot, c’est tout…. ». C’est habile…
A noter : chaque discours de Ségolène est préparé savamment, avant chaque intervention dans une ville un sondage est effectué sur les trois points qui tiennent à cœur les habitants. Bizarrement le discours de Ségolène s’axe sur ces trois points… Comment s’identifier à quelqu’un ou ses discours sachant cela ? Du marketing, oui, tout le monde le fait, oui, mais pas d’idéalisme et d’hypocrisie dans ce cas…
Et parallèlement Nicolas Sarkozy, qui grignote patiemment les parts de Ségolène. Aidé par son meilleur atout, TF1, la campagne de l’ostracisme va commencer. Attention, votre voisin est dangereux ! Méfiez-vous, les cités sont des ghettos, … et ainsi de suite. Sans parler d’une campagne pour le libéralisme à l’américaine avec un ton ferme de bosseur et de combattant.
Presque sympathique au départ, jeune, avec des envies de faire bouger les choses mais au bout de deux ans peu de changements et énormément de démagogie, de phrases chocs et de carriérisme… et accompagné d’un Devedjian… peu vendeur.
A noter : Récemment interviewé « pas de bavure depuis 19 mois.. » et pourtant, soulevé dans Le Monde, 9% de dérapages en plus … Qu’en est-il des autres chiffres argués avec certitude, le point sur la table !
Sympathique, peu charismatique mais présentant un compromis, François Bayrou reste en piste. Pas de vague, extérieur aux feux croisés de ses deux acolytes, il grignote des parts dans les sondages…
Le montage.
Cela fait un bail que les français ne s’étaient impliqués à ce point dans une présidentielle (hors 2ème tour de 2002). Les candidats sont jeunes, prônant l’économie de marché (même Ségolène, mais ou est le socialisme ?) et le nombre de votants est historique… Attention à ne pas réitérer le vote protestataire de 2002 et de laisser passer un extrême !
Votons réaliste et pragmatique. Il s’agit d’hommes et de femmes, pour la plupart individualistes et egocentriques, qui ont fait de l’art de manipuler les masses leur métier. Et je dis ça sans cynisme ! Mais un saint ne peut atteindre un tel niveau en politique sans œuvrer et manipuler. Donc pas de foi religieuse ou d’espoir démesuré, prenons le plus conforme à nos convictions sans croire réellement au changement mais en continuant à le souhaiter.
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S’il faut croire au changement, et penser qu’un vote peut encore être utile, je dirais qu’il n’y a que deux issues : le vote blanc (ou sa forme plus directe, l’abstention) ou le vote extrême. C’est peut-être choquant, mais c’est certainement le voie la plus rapide vers un changement radical. Pourquoi faire un détour de 5 à 10 ans supplémentaires quand il est possible de mettre à terre toute la classe politique française, d’un seul coup ? Réfléchissez pour une fois.
Je me résous également à essayer de prendre position, en sachant pertinemment qu’on ne verra pas de changement à court terme, mais en espérant qu’il finira bien par arriver.
Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à ne pas penser que du bien de Ségolène ! C’est un peu triste pour les socialistes de n’avoir que ce choix…