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Joël Champetier – Les sources de la magie
Un bon livre canadien efficace et sans carnages à toutes les croisées de chemin.
Le Pitch Editeur:
Au royaume de Contremont, maître Ian Corybantier, magicien réputé, coule des jours sereins. Or, voilà que d’étranges événements viennent perturber sa quiétude. Il y a d’abord la corvée du grand ménage – personne ne peut y échapper, assure Bernières, la gouvernante – qui prend une singulière tournure lorsque le mauvais temps surgit à l’improviste et qu’une porte de chêne
décide de s’incruster magiquement dans un mur du manoir. Puis, il y a l’arrivée de Marion, la nièce de seize ans du magicien. De fait, le frère de Ian Corybantier, Héran, intendant du royaume voisin, craint qu’on n’enlève sa fille unique, plusieurs nobliaux étant violemment opposés à son projet de » démocratiser » le pays. Mais avec son puissant oncle magicien, Marion est sous bonne garde, n’est-ce pas ? Hélas ! c’est oublier que l’adversaire peut aussi se servir de la magie et qu’il est bien difficile de garder secrète la présence d’une jeune fille remuante de seize ans. Oui, décidément, la quiétude de maître Corybantier est vraiment une chose du passé !
A lire ?
IL est rare de trouver humour et finesse dans ce type de littérature. Même si Jack Vance nous a offert la série des Cugel L’astucieux, il est rare de percevoir finesse des dialogue et humour incisif au milieu d’un confrontation meurtrière… Je caricature pour souligner le style simple et efficace de l’auteur. Pas de traduction ce qui est un plus, l’auteur (Joël Champetier) étant québécois.
Un texte frais, original et rapide à lire.
Les personnages sont très habilement présenté, peu de mots et beaucoup de finesse et de sous entendus. Un régale, sans être dans l’excès l’équilibre avec une histoire mouvementé et à rebondissement est là. Pour les thèmes abordés, du classique: magie, sorcellerie, trahison et espace-temps.
Un point important, au bout de trois pages vous allez découvrir un chien qui parle. J’avoue que de prime abord j’ai décroché, me croyant dans un remake de Royaume magique à Vendre (Terry Brooks), excellent au demeurant car bien amené. Ici la décalage ne dur pas et l’explication arrive au bout d’une quinzaine de pages. On est pas dans la ferme des animaux, loin s’en faut.










