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Iain Banks – L'homme des jeux

Intégré au cycle Culture, chaque livre peut se lire séparemment.

Ahh, que ça fait plaisir ! Depuis combien de temps n’étais-je pas resté accroché à ce point à un bouquin!

Je lisais le tome X de la série « Le Trône de Fer » de George R.R. Martin. Un ami me prête, à l’occasion d’un déjeuner, un livre de S.F., écorné, lu et relu d’un auteur inconnu au bataillon. Enthousiaste et curieux, le soir même, dans le RER, j’attaque tranquillement la préface.. A deux doigts de rater ma station je rentre chez moi d’un pas TRES rapide. Je pose ma veste, me prends un petit verre de rouge et continue ma lecture. 2 jours plus tard c’est déjà fini, un peu frustré mais pourtant quel pied!

Le pitch

La Culture. Société utopiste, ultra avancée technologiquement, sans hierarchie, sans guerre et aux moeurs très ouverts.

Gurgeh, citoyen de la Culture, est un champion du jeu, quel qu’il soit. Il écrit des articles, signe des autographes et participe occasionnellement à quelques rencontres très suivies. Malheureusement il est blasé. Demandant conseil à son meilleur ami, une machine (un drone) de 4000 ans. Pour lui, Gurgeh pourrait demander à Contact (mélange de service secret et d’RG) de lui trouver une mission à la hauteur de son talent.
Il rentre donc en contact, et se voit proposer une mission auprès d’un empire (Azad) dont toute la structure (hierarchie, statut social, pouvoir, …) s’articule autour d’un jeu d’une complexité redoutable. Gurgeh se prépare donc à rentrer dans cette arène, 2 ans de trajets pour atteindre la planète principale de l’empire et un entrainement intensif.. Saura-t-il faire face à ces spécialistes surexpérimentés qui aprennent le jeu depuis leur tendre enfance ?

Les points marquants

Que dire, beaucoup de choses me viennent en tête. Tout d’abord un style efficace et précis. Les idées sont présentées en profondeur mais l’argumentation structurée rend la lecture coulée.

Pas mal d’humour aussi… Gurgeh arrive sur la planète, un hymne national est joué en son honneur.. A une réception il croise l’ambasseur de la Culture et le questionne. L’ambassadeur raconte avoir fredonné cet air aux autorités, la Culture n’ayant pas d’hymne il a improvisé. Il s’agit d’une chanson paillarde dont je tairai ici le titre…

Bref rapidement on s’attache au personnage et progressivement l’oranisation de la société dans la Culture nous semble crédible et efficace. Parallèlement on découvre l’Empire. Avec sa recherche individualiste de domination; sa perversion meurtière et sexuelle.. En gros l’empire est une caricature de notre époque; avec ,j’aime à le croire, une forte dose d’intolérance et de barbarie systématique en plus. Donc nous sommes attachés à un héros qui est écoeuré par une copie de notre société… Et nous sommes en accord avec son analyse… La position est particulière et originale car bien sûr ce point n’apparaît pas immédiatement…

Parallèlement beaucoup d’action, de stratégie et de joutes verbales! Un beau mix pour un space opéra efficace. Il se lit vite et comme vous l’aurez compris est très prenant, foncez dessus !

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